L'Algérie souhaiterait moderniser sa marine

L'Algérie souhaiterait moderniser sa marine
L'Algérie souhaiterait moderniser sa marine
Publié le 15 janvier 2006
Moscou — L'Algérie examinerait un projet de plusieurs milliards de $ destiné à moderniser sa marine au matériel d'origine soviétique.
Des sources militaires russes indiquent que l'Algérie voudrait que la Russie améliore ses sous-marins de la classe Kilo et des navires de surface de la Marine Algérienne. Elles ajoutent que ces améliorations pourraient être l'un des projets de modernisation de la Marine Algérienne mis en place par Moscou.
Le projet de sous-marin aurait été un des points majeurs de la récente visite en Russie du chef d'état majeur algérien, le général Salah Qaid. Lors de sa visite de mai 2005, Qaid a discuté d'un éventail de fournitures militaires, dont environ 50 MiG-29STM.
A la fin des années 1980, l'Algérie avait acheté à Moscou 2 sous-marins de la classe Kilo, projet 877EKM. Les sous-marins, d'une longeur de 78,3 mètres pour un déplacement de 3.076 tonnes, pourraient être armés de 6 torpilles de 533 mm ou de 24 mines.
Article original : MEDDLE EAST NEWSLINE
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:18

L'Algérie réceptionnera les Mig-29 avant 2007

L'Algérie réceptionnera les Mig-29 avant 2007
L'Algérie réceptionnera les Mig-29 avant 2007
L'Algérie devrait se voir livrer sa commande d'avions de combat Mig-29 et Sukhoï-30 avant la fin de l'année, selon une source proche du dossier.
Les relations entre l'Algérie et la Russie n'ont donc jamais été aussi denses comme elles le sont aujourd'hui. L'accord conclu entre les deux pays, lié à la vente d'armes russes d'une valeur de 3,5 milliards de dollars, lors de la visite du président russe Vladimir Poutine en Algérie, le 10 mars, traduit cette embellie des rapports. Il faut dire également que notre pays est en passe de devenir la première puissance militaire du Maghreb. Une source du ministère de la Défense citée par l'agence russe Inferfax, a estimé à 500 millions de dollars les contrats signés lors de la visite du président russe en sus de l'achat d'avions Mig-29 déjà partiellement négocié pour un montant de 1,5 milliard de dollars. « Jusqu'à présent, l'Algérie représentait 3% des exportations russes d'armement », soutient la même source.
Le président russe Vladimir Poutine, lors de sa visite en Algérie, faut-il le rappeler, avait annoncé l'effacement de l'ensemble de la dette algérienne envers son pays, estimée à 4,7 milliards de dollars. En échange, notre pays s'est engagé à acheter des avions de combat russes. « L'Algérie s'est engagée à acheter à la Russie des biens et services au moins équivalents à celle-ci, qui représente 29% de la dette totale extérieure algérienne », indique le document signé par les chefs de la diplomatie russe et algérienne Sergueï Lavrov et Mohammed Bedjaoui. Le directeur général du constructeur aéronautique Mig, Alexeï Fedorov, a, pour sa part, annoncé à la télévision russe la signature de contrats de livraison d'avions de combat pour plus de 3,5 milliards de dollars.
Il avait précisé à l'agence Itar-Tass que ces contrats portaient sur les trois derniers mois et que les premiers avions de chasse Mig-29 SMT seraient livrés dès cette année à l'Algérie, dont l'armement est à 85% soviétique ou russe. Les autorités algériennes devraient, selon la télévision russe, recevoir tous les armements dont elles ont besoin d'ici quatre ans. Sergueï Tchemezov, le patron de la société d'armement Rosoboronexport, a, lui, affirmé que « des contrats d'un montant de 7,5 milliards de dollars ont été conclus ces trois derniers mois pour tous les types d'armement », selon Itar-Tass qui assure que ces contrats ne concernent que l'Algérie.
Synthèse de Billal
D'après l'Expression
mercredi 29 mars 2006

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:17

Hassi Bahbah, Destruction des mines antipersonnel

23/11/2005
Hassi Bahbah, Destruction des mines antipersonnel
Avec cette opération, l'Algérie aura ainsi détruit la totalité du stock de l'ANP estimé à 150.050 mines antipersonnel.
Le Président de la République, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelaziz Bouteflika, a donné, lundi 21 novembre 2005 matin, au niveau du polygone central de l'air de Hassi Bahbah (Djelfa), le coup d'envoi de l'opération finale de destruction publique des stocks des mines antipersonnel. Cette opération, qui porte sur la destruction de 3.030 mines, s'est déroulée en présence du ministre d'Etat, ministre des Affaires Etrangères, M. Mohamed Bedjaoui, du chef d'état-major de l'ANP, le général-major Ahmed Gaïd Salah, de membres du gouvernement, d'officiers supérieurs de l'ANP, du directeur général de la Sûreté nationale, M. Ali Tounsi, de représentants de la société civile et du corps diplomatique accrédité à Alger.
A assisté, également, à l'opération Mme Williams, prix Nobel de la paix 1997 et coordinatrice de la Campagne internationale contre les mines. Avec cette opération, l'Algérie aura ainsi détruit la totalité du stock de l'ANP estimé à 150.050 mines antipersonnel. Cette opération est la dernière étape d'un programme qui a été entamé en novembre 2004 en application de la Convention d'Ottawa que l'Algérie a ratifiée en décembre 2000.

MINES ANTIPERSONNEL
L'opération de destruction a touché 3030 mines antipersonnel sur un arsenal de quelque 165.080 pièces détenues par l'armée algérienne.
L'opération s'est déroulée sous l'égide du président de la république M. Abdelaziz Bouteflika Vêtu d'une parka militaire, le chef de l'Etat a prononcé un discours à cette ocassion.
Les vastes étendues semi-désertiques entre Hassi Bahbah et Daïat Labkhour, dans les Hauts-Plateaux des Ouled Naïl s'encombrent soudainement de monde. Le 24 novembre 2004, à 45 km au nord-ouest de Djelfa, l'Algérie a entamé dans une spectaculaire opération, la destruction de son stock en mines antipersonnel, un arsenal estimé à quelque 165 080 pièces détenues par l'armée algérienne. Par ce geste, l'Algérie entend mener à son terme son engagement pour un monde sans mines auquel elle avait souscrit en signant la convention d'Ottawa, le 3 décembre 1999, puis en la ratifiant le 9 octobre 2001.
L'opération de destruction devra se poursuivre jusqu'au 30 avril 2006. Elle touchera un total de 150 030 mines
30/11/2004
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:15

Espagne-Algérie

Espagne-Algérie
jeudi 3 octobre 2002
WWW.LOPINION.MA
Espagne-Algérie
Une alliance contre nature
Ou la réminiscence d'un antimarocanisme séculaire
Dans l'affaire du Sahara, l'Algérie a toujours voulu s'ériger en supplétif zélé et désintéressé du droit et de la légalité internationaux. Pourtant, au-delà des slogans creux et de la phraséologie officielle ; autodétermination, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et autres principes de façade, la réalité est tout autre et elle procède d'intérêts géopolitiques et géostratégiques, désormais bien évidents pour tous.
Alger cherche de plus en plus ouvertement, à étendre son hégémonie sur toute la sous-région en commençant par le démembrement de l'intégrité territoriale du Maroc. Le masque est définitivement tombé lors de la dernière réunion du Conseil de Sécurité avec la proposition officielle de l'Algérie d'une partition du Sahara marocain.
Dès lors, le leïtmotiv algérien sur la position constante de ce pays en ce qui concerne le Sahara sur les précédents « similaires » de Belize, du Surinam, de Bruneï et du Timor oriental, devient une insulte à l'intelligence et au bon sens de tout observateur.
Pour utiliser une expression triviale, on peut dire que l'Algérie est sortie du bois. Devant le blocage systématique et délibéré de l'Algérie pour toute solution négociée du conflit du Sahara, même le Conseil de Sécurité a été contraint de délaisser la terminologie - désormais désuète - de « partie intéressée », « pays observateur » pour consacrer l'Algérie dans sa résolution n° 1359 du 29 juin 2001 comme partie concernée au même titre que le Maroc et le « Polisario ». Voilà qui a, au moins, le métrite de la clarté.
Pour rester cohérent avec lui-même, l'organe exécutif onusien devrait lors de la prochaine échéance (fin janvier) franchir un pas supplémentaire et intégrer une donne fondamentale : l'affaire du Sahara est un conflit totalement artificiel créé par l'Algérie pour raison d'Etat et qui a pour double objectif, d'une part, d'affaiblir durablement le Maroc et, d'autre part, de servir ses propres intérêts géopolitiques. Pour parvenir à ce double objectif, l'Algérie mise, le cas échéant, sur l'option militaire.
Le Conseil de Sécurité devra aussi prendre conscience que ce conflit peut, à tout moment, embraser l'ensemble de la sous-région et mettre en péril la paix et la sécurité internationales dont elle a, précisément, la charge.
Tous les ingrédients d'un cocktail explosif sont réunis :
L'obstination irresponsable et dépassée de certains Etats à continuer à vouloir imposer un référendum d'autodétermination - sur mesure - au Sahara.
L'intérêt stratégique majeur qu'accorde l'Algérie à ce territoire.
L'arsenal militaire impressionnant - sans aucun rapport avec les besoins de sa défense - que continue à amasser notre voisin de l'Est, à coups de milliards de dollars, etc.
Le surarmement algérien constitue, à terme, une véritable bombe à retardement pour tous les pays de la sous-région, y compris pour l'Espagne. dans une optique prospective, il est permis de penser qu'avec sa nouvelle alliance contre nature avec Alger, Madrid vient, sans le savoir, d'amorcer cette bombe. On verra plus loin comment.
Le Conseil de Sécurité de l'ONU devra enfin tenir compte dans ses délibérations en janvier prochain des seuls et véritables tenants et aboutissants du conflit du Sahara, au-delà de certaines thèses à la fois éculées, fallacieuses, hypocrites et mensongères. A commencer par la dangerosité d'une consultation référendaire.
Un référendum synonyme de guerre
La tenue d'un référendum d'autodétermination au Sahara marocain par l'ONU, ne résoudra vraisemblablement pas la question du Sahara, quel que soit le résultat de cette consultation.
Bien au contraire, il y a de fortes probabilités que le conflit reprenne, cette fois, sous une nouvelle forme, avec des conséquences imprévisibles pour les pays de la région et, partant, pour la paix et la sécurité internationales.
L'ONU aura ainsi abouti exactement au résultat contraire de ce qu'elle recherchait « officiellement » : le règlement pacifique et définitif du conflit. Car à peine la guerre du Sahara terminée, commencera, sous une forme ou une autre, une guerre pour le Sahara, entre le Maroc et l'Algérie par « Polisario » interposé. En effet, si l'issue du scrutin est en faveur du « Polisario » le Maroc ne se retirera pas de son Sahara quel qu'en sera le prix.
En revanche, si le vote est à l'avantage du Maroc, on criera immanquablement à la falsification. Et l'Algérie, par des arguments montés de toutes pièces, poussera l'ONU, notamment l'Assemblée générale, à adopter une résolution refusant de valider les résultats de la consultation. La vérité dans ces cas est une convention. Un nombre. Une contre-vérité devient une vérité, dès lors qu'elle fasse l'objet d'une résolution de l'ONU, adoptée à une large majorité.
Dans les deux cas de figures précités, on peut facilement devenir la suite. Si l'Algérie cherche par tous les moyens à imposer cette consultation référendaire sur la base de sa propre lecture du plan de règlement et des accords de Houston, c'est pour favoriser la création d'un micro Etat au Sahara qui sera placé sous son entière dévotion et qui deviendra par la force des choses une espèce de nouvelle wilaya algérienne. En somme, un satellite pour servir ses propres intérêts.
L'Algérie a des visées bien réelles sur le Sahara marocain
L'implication à fond de l'Algérie - pour raison d'Etat - dans le conflit du Sahara saute aux yeux à travers une stratégie claire dont les différentes étapes ont été minutieusement étudiées. Voici, rapidement déroulées, les différentes étapes en question. Qu'on en juge.
Première étape : La création du « Polisario »
Création de toutes pièces du mouvement séparatiste en 1973 quand le vent de la rétrocession au Maroc des provinces spoliées (Saguia El Hamra et Oued Eddahab) a commencé à souffler. La glorieuse Marche Verte a accéléré le processus.
Après la chasse aux étudiants sahraouis qui fréquentaient les facultés marocaines et leur embrigadement, lesquels devaient constituer par la suite le noyau dur du mouvement séparatiste, Alger entreprit concomitamment, avec la complicité d'une Espagne dépassée par les événements, la déportation sur « son » territoire à Tindouf dans de véritables camps de concentration d'une partie de la population sahraouie.
Le « Polisario » devient alors pour l'Algérie un alibi, un paravent pour exercer des pressions sur le Maroc. L'Algérie la crée, organisé, structuré, armé et financé pour des raisons précises. Le « Polisario » devient une sorte d'investissement qui doit rapporter, le moment venu, des dividendes. La guerre froide aidant, l'Algérie commença alors - non sans un certain succès au départ - une campagne tous azimuts d'intoxication et de désinformation pour essayer de donner une certaine crédibilité à sa nouvelle créature :
Création du mouvement séparatiste en lui conférant une « légitimité internationale ».
Présentation de la cause sahraouie comme un problème de décolonisation.
Une reconnaissance de la « RASD » par plusieurs Etats.
Admission de la « RASD » à l'OUA.
Multiples résolutions de l'Assemblée Générale de l'ONU en faveur du « Polisario » qui transforment pendant un temps cette instance en une chasse gardée pour les séparatistes.
Et fait gravissime, saisine du Conseil de Sécurité qui adopte le plan De Cuellar presque en tous points conforme aux vues de nos ennemis...
Du coup, l'avis de la CIJ sur le Sahara et l'accord tripartite de Madrid, deviennent caducs. Au passage, notre diplomatie ne fut pas à la hauteur de cette partie de bras de fer. Cf mon article : « une thérapie de choc pour la diplomatie marocaine » in « L'Opinion » du mardi 17 septembre 2002, pages 1 et 4.
Cet affrontement sur la scène diplomatique entre le Maroc et l'Agérie a été précédé par un affrontement militaire - plusieurs années durant - entre les deux protagonistes sur le territoire du Sahara. Une véritable guerre imposée au Royaume par son voisin de l'Est.
Deuxième étape : L'Algérie livre une guerre déguisée au Maroc par « Polisario » interposé
Par « Polisario » interposé, l'Algérie déclare, en effet, une sorte de guerre déguisée au Maroc. Elle équipa les colonnes des séparatistes avec l'armement le plus coûteux et le plus performant : batteries de SAM 7,9 et surtout les plus redoutables les SAM 8 et 6 qui peuvent abattre tous types d'avions à toutes altitudes, chars de combats ultra modernes T55 et T72, orgues de Staline, etc.
L'Algérie mit aussi à la disposition du « Polisario » un encadrement militaire algérien adéquat : instructeurs, conseillers, renseignements, stations d'écoutes...
Mieux encore, l'armée algérienne engage des combats décisifs aux côtés du « Polisario » comme à Amgala I et Amgala II où des centaines de militaires algériens furent capturés et faits prisonniers par les FAR. Dans sa grande sagesse Feu Sa Majesté Hassan II n'a jamais voulu exercer son droit de suite comme l'y autorise expressément le droit international. Par la suite, le Sahara fut totalement pacifié avec la construction de la ceinture de sécurité.
Entre temps, le Maroc quitta l'OUA dont il est l'un des membres fondateurs à la suite du hold up juridique, véritable forfait commis par Edem Kodjo (ex-secrétaire général de l'OUA) qui admit, en connivence avec l'Algérie, au mépris de toutes les procédures, la « RASD » au sein de l'organisation panafricaine alors que le Maroc avait pris l'initiative de proposer au sommet de Naïrobi l'organisation d'un référendum au Sahara.
Troisième étape : Après la forfaiture de Kodjo, le Maroc porte l'affaire du Sahara devant l'ONU
L'ONU prit alors la relève de l'OUA en consacrant dans un premier temps toutes les positions de l'Algérie et du « Polisario » sur cette affaire.
L'Algérie cessa alors momentanément de s'investir ostentatoirement dans un dossier qu'elle a considéré, un peu vite, comme déjà gagné. En se retranchant derrière l'ONU, le bon sens voulait qu'elle « se fasse oublier » en tenant des discours ambigus, se réservant pour la prochaine et ultime échéance : celle d'un nouvel affrontement diplomatique inéluctable et, vraisemblablement, militaire avec le Maroc.
Avant l'instauration du cessez-le-feu en 1991 et l'arrivée de la MINURSO au Sahara, l'Algérie s'est contentée pour faire aboutir sa stratégie à pousser le « Polisario » à opérer de temps à autre quelques attaques suicidaires contre les FAR, juste pour entretenir le ronronnement de la machine onusienne... tout en jouant sur la naïveté des organisations internationales pour accréditer la thèse qui consiste à dire qu'elle n'est pas partie prenante au conflit. Mais elle n'a, à aucun moment, renoncé à l'essentiel :
Un sanctuaire inviolable sur « son territoire » pour les séparatistes.
Le refus de toute visite du HCR dans les camps de Tindouf .
La terrible arme de désinformation et d'intoxication que constitue la « Radio du Polisario ».
L'encadrement, l'entretien et les déplacements des séparatistes à l'étranger.
Le travail continu et en profondeur pour consolider « les acquis » grâce à des campagnes permanentes pour sensibiliser davantage aussi bien les gouvernants que l'opinion internationaux :
La mise sous coupe réglée du « Polisario » en plaçant à tous les leviers de commande des pions à l'entière dévotion de l'Algérie, etc.
Malgré ses problèmes intérieurs, l'Algérie a toujours gardé un ½il rivé sur l'affaire du Sahara. D'autant qu'elle a tiré, jusqu'ici, le meilleur du statu-quo :
Désengagement du conflit du Sahara qui pendant un certain temps ne fut plus présenté comme un problème bilatéral maroco-algérien.
Ratification de ses frontières avec le Maroc.
Rétablissement des relations diplomatiques avec Rabat .
Aides économiques marocaines importantes alors qu'elle traversait des situations critiques.
Adhésion - ambiguë - à l'UMA et, demain espère-t-elle, par l'intermédiaire d'une républiquette fantoche placée sous son entière dévotion, l'obtention du débouché tant convoité sur l'Atlantique pour mette en valeur et écouler les fabuleuses richesses que recèle le sous-sol de « son » immense Sahara.
Volonté sous-jacente et objectif ultime inavoué, essayer d'encercler et d'isoler le Maroc en le coupant de l'Afrique noire à l'heure des grandes transahariennes, annihilant ainsi tout rôle géopolitique du Royaume dans le continent, etc.
Mais le masque est tombé avec la bourde de sa proposition officielle de la partition du Sahara. Une bourde qui, pour la première fois, ébranle bien des certitudes et met à mal les calculs d'Alger, sur ce dossier. Qu'à cela ne tienne :
Alger, avec son arsenal militaire impressionnant, menace désormais de transporter le problème sur un autre terrain. Militaire, celui-là. Dans cette affaire du Sahara, l'Algérie a toujours gardé deux fers au feu. A défaut d'obtenir satisfaction par le biais de l'ONU, ce qui semble plus que compromis, Alger mise sur sa deuxième alternative, l'option militaire. Cette option pourra mettre à feu et à sang les deux rives occidentales de la Méditerranée.
Le Maroc et l'Europe du Sud face à la menace militaire algérienne
En effet, tout laisse croire, au vu des efforts gigantesques que l'Algérie déploie en matière d'armement - sans proportion aucune avec sa défense - que ce pays nourrit quelques velléités belliqueuses. Cf. mon article « l'Algérie prépare la guerre » in Maroc-Hebdo n°523 du 6 au 12 septembre 2002 pages 1, 16 et 17.
Je n'irai pas jusqu'à extrapoler ou à échafauder des hypothèses sur les intentions et la volonté - désormais bien établies - de l'Algérie de se doter d'un armement nucléaire. Bien que pour nombre d'experts indépendants, l'Algérie sera, sous peu, vraisemblablement le premier pays arabe et le 2ème pays musulman après le Pakistan à posséder la bombe atomique.
En effet, selon plusieurs sources occidentales concordantes, déjà les experts algériens et chinois travaillent sur la 2ème étape, celle des vecteurs, c'est-à-dire les modifications nécessaires sur certains missiles pour leur permettre d'être équipés d'une charge nucléaire ou chimique. En règle générale, on ne met pas, dans ce domaine, la charrue devant les b½ufs. Sans parler, bien entendu, du moyen le plus facile : le transport par avion.
Le programme nucléaire algérien et la volonté d'Alger de se doter de la bombe atomique est un secret de polichinelle. Toutes les sources concordent pour attester de son existence. Le « Washington Times » dans son édition du 3 juin 2000 affirme dans un article que « le programme militaire algérien se trouve à un stade très avancé et cela suscite l'inquiétude dans plusieurs capitales, à commencer par les pays de l'Europe du Sud. Cet article a donné lieu le 8/6/2000 à un démenti embarrassé et peu convainquant de l'APS.
Pour sa part, la revue américaine spécialisée « Atomic scientists » dans son édition de mai/juin 2001 soulève les mêmes appréhensions.
L'hebdomadaire libanais Al Hawadeth du 15/5/2001 révèle, citant des sources de renseignements espagnols, que l'Algérie disposera au plus tard en 2005 de la bombe atomique. Ironie du sort, les services de renseignements espagnols livrent dans les détails tous les secrets de la bombe algérienne qui se fabrique à Aïn Ouasra à 250 kms au Sud-Est d'Alger, l'un des deux sites nucléaires algériens connus.
Enfin, dans sa livraison du 21 juin 2001, le journal israélien « Haaretz » révèle lui aussi que l'Algérie est su le point de fabriquer l'arme nucléaire. Le journal souligne entre autres révélations que la production énergétique de la centrale électrique que l'Algérie a achetée à la Chine s'évalue à 15 mégawatts et serait capable de produire 3 à 5 kilos de plutonium par an, soit assez pour une bombe nucléaire par an.
« Haaretz » fait part de la découverte près de cette centrale électrique par les inspecteurs de l'Agence de l'énergie nucléaire, alors que les Algériens n'ont pas informé l'ONU, de 3 kilos d'uranium enrichi, de quelques litres d'eau lourde et d'une quantité d'uranium naturel que la Chine a mis à la disposition des autorités algériennes. Le journal israélien citant la revue scientifique « The bulletin of Atomic scientits » note que l'Algérie dispose de toute la structure de base pour la fabrication de la bombe atomique.
Mais le seul arsenal conventionnel de l'Algérie est en soit terrifiant.
Il y a plus de 11 ans, la presse internationale, notamment « Le Point » dans une étude bien documentée, tirait déjà la sonnette d'alarme au sujet des missiles SCUD algériens ; « Le Point » n°972 du 6-12 mai 1991, après avoir rapporté les révélations faites par les services secrets occidentaux, relayés par les journaux britanniques et américains sur le programme nucléaire algérien, écrit : « Mais l'attitude du gouvernement algérien dans un autre secteur de l'armement dit sensible, et notamment ses achats de missiles à moyenne portée SCUD B, et les différents travaux faits pour améliorer leur possibilité de frappe et leur capacité d'emport, rendent ce pays singulièrement suspect ».
Au minimum, l'Algérie dispose de SCUD achetés à l'ex-URSS et à la Corée du Nord, lesquels SCUD sont équipés de charges d'explosifs classiques identiques à ceux que tirait l'Irak sur Israël et l'Arabie Saoudite pendant la guerre du Golfe. Ajouter à cela l'implantation en Algérie de nouvelles industries de guerre pour « l'autosuffisance en matière d'armement ».
L'Algérie, malgré ses efforts pour s'ouvrir à la démocratie et l'adoption du multipartisme, reste foncièrement un régime militariste et hégémoniste par essence, de surcroît mû par une haine viscérale à l'endroit du Maroc.
L'armée algérienne est devenue une véritable machine de guerre avec une panoplie de moyens qui vont de la Kalachnikov au missile balistique SCUD. Le tout, en partie, produit localement, avec le concours principalement de la Russie, de la Chine et de la Corée du Nord.
Avec les révélations sur le programme nucléaire algérien, la menace algérienne prend de nouvelles, de graves et d'imprévisibles proportions. Non seulement pour le seul Maroc mais pour tous les pays situés sur les deux rives occidentales de la Méditerranée.
Que veut l'Algérie ?
Face à cet arsenal conventionnel déjà en soit terrifiant et peut-être prochainement couplé avec un armement nucléaire, deux questions simples viennent tout de suite à l'esprit :
L'Algérie veut-elle se défendre contre qui ?
A la première question la réponse est aisée. L'Algérie pourrait vouloir se défendre contre ses voisins : le Maroc, la Mauritanie, le Mali, le Niger, la Tunisie et la Libye. On conviendra facilement que ni la Tunisie, ni la Mauritanie, ni le Mali, ni le Niger ne peuvent constituer pour elle aucune sorte de menace. Chacun de ces Etats a déjà procédé avec l'Algérie à la ratification et au bornage des frontières communes. Ce sont, de surcroît, des pays pauvres et qui se trouvent, pour la plupart, dans la mouvance d'Alger.
La Libye, pour plusieurs raisons, ne constitue pas, elle aussi, une menace militaire, idéologique ou politique pour l'Algérie. Reste le Maroc. Nation millénaire, respectueuse de la morale et de l'éthique internationales, il est occupé par son propre développement et le bien-être de sa population.
L'Algérie est bien consciente que le Maroc ne l'attaquera jamais le premier. Du reste, Feu Sa Majesté le Roi Hassan II a déjà répondu, sous forme de boutade, à cette question : « on n'a jamais vu une Monarchie menacer une République ». Reste la deuxième question : l'Algérie veut-elle attaquer qui ?
Par sa puissance militaire inconsidérée, l'Algérie poursuit comme objectif, de mon point de vue, de s'imposer comme une super-puissance régionale et africaine et imposer ainsi son diktat notamment au Maroc et, à un degré moindre, à l'Europe par une « force de dissuasion ». Et, le cas échéant, en ce qui concerne le Maroc par un conflit armé où elle pense peut-être être en mesure de l'emporter facilement sur le terrain.
Contre le Maroc comme contre certains pays européens riverains de la Méditerranée : Espagne, France, Italie... elle dispose de deux armes redoutables : les missiles balistiques SCUD et les sous-marins. Après certaines modifications, les SCUD algériens ont à présent une portée d'environ 1000 kms.
Ainsi, l'Espagne, la France, l'Italie, le Portugal... de même que la Tunisie, la Libye, etc. sont tous situés à environ 900 kms des côtes algériennes, donc parfaitement à la portée des SCUD algériens.
Madrid est à 600 ou 700 kms d'Oran, l'Andalousie (Almeria, Murcia...) à seulement 300 ou 400 kms.
Rome est à quelque 500 kms d'Annaba sans parler du reste du Sud de l'Italie qui est véritablement à « portée de canon ».
Marseille et la région Provence - Alpes - Côte d'Azur (PACA) sont à environ 850 kms d'Alger...
Imaginons un seul instant un remake de la psychose des SCUD et des masques à gaz dans ces pays européens...
L'Algérie n'a rien à gagner d'une tension avec l'Europe. Alger mise, plus vraisemblablement, à terme, sur une « force de dissuasion » nucléaire face au vieux continent.
Mais la confrontation avec le Maroc reste fort probable. Il y a un consensus national tacite en Algérie sur les moyens d'accéder à une véritable politique extérieure souveraine. Ce consensus est vrai pour tout l'éventail politique algérien du FLN jusqu'au FIS. L'arsenal militaire algérien a été conçu et placé au service de cette ambition.
Au Maroc, on sait désormais à quoi nous en tenir, sachant de surcroît la politique constante de ranc½urs, d'hypocrisie et d'hostilité qui a toujours été celle de ce pays à notre endroit ? Cette politique marocaine de l'Algérie a toujours été fondée sur le reniement et la trahison :
Que sont devenus les accords signés sous Farhat Abbas entre le Maroc et le GPRA ?
Que sont devenues les promesses de Ben Bella sur le tracé de nos frontières méridionales au lendemain de l'indépendance algérienne ?
Où sont passées les déclarations de Boumedienne « bénissant » les efforts du Maroc pour récupérer ses provinces sahariennes spoliées ?
Où sont passés les engagements répétés de Benjdid ?
Que sont devenus les promesses euphoriques et les signes particuliers d'attention et les v½ux émouvants empreints de fraternité et d'affection déployés ostentatoirement par Bouteflika dans les premiers mois qui suivirent l'intronisation de Sa Majesté Mohammed VI ?
Nombre d'observateurs crurent un moment que le nouveau maître d'Alger allait tourner définitivement la page d'un passé bilatéral plein de contentieux. Surtout que Bouteflika a été, au côté de Boumedienne, la cheville ouvrière de la création du Polisario. Chassez le naturel, il revient au galop...
Après cela, quel crédit peut-on accorder si ce n'est le mépris à la rengaine pleine de cynisme et d'hypocrisie des gouvernants algériens sur l'UMA, la fraternité et le bon voisinage, etc. Le comble fut atteint quand l'Algérie apporta publiquement et officiellement son soutien à l'Espagne dans le différend préfabriqué de l'îlôt Leila. Une honte.
Cette baisse des investissements espagnols intervient au moment où des entreprises ibériques et algériennes se concertent sur la réalisation prochaine de gigantesques projets communs, telles la construction d'un gazoduc sous marin Oran-Almeria qui ne passe pas par le Maroc pour un investissement de 6 milliards de dollars.
Sans oublier la mise en marche d'une interconnexion à travers le détroit de Gibraltar des réseaux électriques des deux pays pour la commercialisation de l'énergie électrique toujours sans transiter par notre pays.
Alger et Madrid vont conclure en octobre prochain un traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage, similaire à celui en vigueur entre le Maroc et l'Espagne depuis juillet 1991. A cette fin, Bouteflika se déplacera très prochainement dans la capitale ibère.
Madrid compte aussi bénéficier l'Algérie des lignes de crédit et de la reconversion de sa dette publique en investissements privés, etc. Sans parler de la création de sociétés mixtes de pêche ou d'un partenariat dans de multiples autres domaines.
Au-delà des sautes d'humeur d'Aznar - qu'on espère momentanées - les gouvernants et l'opinion publique espagnols ne doivent pas être dupes. Quelque grand que soit le volume ou la qualité de la coopération espagnole avec l'Algérie, celle-ci reste fondée sur une alliance contre nature. De circonstances.
Son objectif est de gêner le Maroc voisin et de le forcer à être plus malléable sur les dossiers bilatéraux en suspens : présides, Sahara, pêche, immigration, prospection pétrolière, etc.
En toute bonne logique, l'Espagne ne devra pas s'engager trop loin ni dans sa rupture avec le Maroc ni dans son alliance avec l'Algérie. Car le moment venu, l'Espagne paiera inéluctablement le prix fort d'une coopération pour le moins surprenante. Cette coopération ne repose sur aucune base historique, culturelle ou de proximité géographique.
Certes, l'Espagne dépend déjà pour 60 %, de sa consommation du gaz algérien. Mais en se fourvoyant dans cette alliance contre nature avec l'Algérie, Madrid devra savoir aussi que si elle venait d'aventure à changer d'un iota sa nouvelle politique de rapprochement avec Alger, l'effet boomerang serait aussi brutal que dévastateur pour deux raisons :
Le gaz algérien se transformera en une redouble arme. Un gazoduc peut être à tout moment fermé, car le robinet se trouve à la source en Algérie. Une telle situation serait d'autant plus critique que cet ouvrage aura coûté la coquette somme de 6 milliards de dollars américains.
Alger dispose de cette arme pour faire pression indirectement sur Madrid pour qu'un investissement aussi énorme soit rentabilisé. Le précédent du gazoduc Algérie - Maroc - Espagne est très révélateur à ce sujet. Mais la principale arme qui menace, in fine, l'Espagne en cas de rupture de cette alliance contre nature avec l'Algérie reste les missiles balistiques (SCUD) algériens.
Curieusement, les autorités espagnoles viennent, il y a seulement quelques jours, de prendre conscience, probablement sur le conseil et la pression de leurs stratèges militaires, de cette terrible menace. La presse espagnole du 19 septembre 2002 citée par une dépêche MAP du même jour révèle que l'Espagne a mis en service une frégate de la classe F-100 - la première d'un lot de quatre unités - qui est équipée d'un système de combat américain AEGIS et de bouclier anti-missiles (portée 600 kms).
Cet armement est aujourd'hui unique en Europe. Pour lever toute équivoque, les mêmes sources précisent et je cite « ces frégates auront pour mission de faire face à une éventuelle attaque de missiles provenant de l'Afrique du Nord » fin de citation. Sans commentaire.
D'un autre côté, une présence indirecte de l'Algérie au Sahara marocain grâce à un petit Etat croupion, constituera une menace permanente pour les Iles Canaries. Il faudra se remémorer que le mouvement indépendantiste canarien a longtemps été hébergé et soutenu, sur tous les plans, par Alger et qu'il conserve des liens très étroits avec ce pays.
Une présence de l'Algérie au Sahara pourrait, par ailleurs, en cas de désaccord avec Madrid, pousser à l'arrêt probable de toutes activités de pêche dans cette zone. Surtout la puissance militaire algérienne, notamment ses SCUD (env. 1000 kms de portée), menacent à partir de la région d'Oran l'intégrité physique du sol espagnol lui-même à commencer par Madrid, etc.
Tout devra inciter Madrid à plus de lucidité et de perspicacité, au-delà de l'euphorie de la lune de miel actuelle des relations hispano-algériennes, à prendre en compte, avant qu'il ne soit trop tard, le caractère aléatoire, hasardeux et imprévisible de cette coopération avec l'Algérie, bâtie sur le socle d'une somme de frustrations, d'hostilité et ressentiments vis-à-vis du Maroc.
En matière d'hydrocarbures algériens, l'Espagne devra rester un client comme tous les autres Etats européens, sans exclusive. Son intérêt géopolitique et géostratégique réel est sans aucun doute une politique de coopération, de solidarité et de bon voisinage avec le Maroc, une nation millénaire, respectueuse de la morale et de l'éthique internationale dont elle n'est séparée que par 14 kms. Le reste n'est qu'une aventure, probablement, sans lendemain.
Au lieu de cela, Madrid semble favoriser la fuite en avant. Les nouvelles provocations espagnoles constituées par les violations répétées de notre espace aérien et maritime et l'échec de la rencontre de Madrid montrent que l'Espagne n'entend pas, pour le moment, s'engager dans la voie de la raison et du bon sens.
Pourtant, comme c'est l'usage entre Etats voisins, l'Espagne devrait accepter de discuter sans a priori avec le Maroc de tous les sujets en suspens. Mieux encore, et pour montrer sa bonne volonté, prendre une position plus conciliante sur l'affaire du Sahara au Conseil de sécurité dont elle sera membre non permanent à partir de janvier prochain.
Le Maroc espère que l'Algérie pour sa part revienne à de meilleurs sentiments à son endroit. Le Maroc ne demande qu'à vivre en bon terme avec ses voisins. Mais le temps est venu pour l'Algérie et l'Espagne de tourner la longue et peu glorieuse page de leur antimarocanisme viscéral. Au XXIème siècle et à l'heure de la mondialisation, le temps des rivalités, des conquêtes de territoires et autres pratiques d'antan est révolu.
Un sultan marocain dit un jour à sa cour : « Nous avons au Nord un ennemi, l'Espagne, à l'Est un autre ennemi, les Ottomans. Nous n'avons pas de culture maritime (à l'Ouest), notre seul salut est le Sud, notre profondeur stratégique naturelle ».
Plusieurs siècles après, ces paroles restent d'une brûlante actualité. Le seul changement est que les Algériens ont pris, après les Français, la place des Ottomans. En gardant la même hostilité, mais cette fois-ci en connivence avec les Espagnols, pour nous verrouiller le Sud, notre ballon d'oxygène. A cette fin, ils cherchent à amputer le Royaume de son Sahara. Pour nous asphyxier.
Par Moussa Hormat-Allah
chercheur, ancien maître de conférences de l'ENA de Rabat

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:13

Des avions Dassault pour équiper l'armée algérienne

Des avions Dassault pour équiper l'armée algérienne
Des avions Dassault pour équiper l'armée algérienne
Alors que la France et l'Arabie Saoudite se montrent prudents sur la signature d'un contrat pour l'achat de 48 avions de chasse Rafale de Dassault Industries, les médias français citent l'Algérie comme prochain client potentiel de l'avion français.dimanche 17 avril 2005.
La visite du régent du Royaume d'Arabie Saoudite, le prince héritier Abdallah Ben Abdel-Aziz à Paris, reçu en grande pompe par le Président Chirac, a relancé le débat sur les acquisitions de l'armée algérienne des avions de chasse français. Selon le journal « Les Echos », l'Arabie Saoudite s'engagerait à finaliser, d'ici la fin de l'année, un projet d'acquisition qui se décompose « en un lot ferme de 48 Rafale, assorti d'un lot optionnel de 48 autres appareils, soit une manne pouvant aller jusqu'à un montant de 6 milliards d'euros que se partageront Dassault Aviation pour la cellule, Thales pour l'électronique, MBDA pour les missiles et Safran (ex-Snecma) pour les moteurs ». Ce contrat, démenti par l'Elysée, est accompagné d'une piste algérienne selon « Les Echos » qui souligne que : « parmi les autres prospects, la Suisse et l'Algérie pourraient également s'intéresser au Rafale ».
Cette nouvelle relance de l'intérêt algérien, bénéficiant de fuites au sein des milieux des constructeurs militaires français, semble viser à inciter l'armée algérienne à s'intéresser de plus près aux offres de l'avionneur français au détriment des offres russes. Les forces aériennes algériennes sont en phase de concrétiser un contrat ambitieux pour l'achat d'une cinquantaine de MIG-29 qui mettrait, définitivement, fin aux contacts algéro-français sur les futurs contrats d'armements. Le « Rafale » agissant comme un produit d'appel décisif pour les équipementiers militaires français pour proposer divers autres contrats de fournitures à l'armée algérienne. Ces indications ne résistent pourtant pas au déroulé des contacts militaires entre Alger et Paris. Lors de leur dernière rencontre, dans la capitale française, le ministre français de la Défense, Michelle Alliot-Marie et le ministre de l'Intérieur, Yazid Noureddine Zerhouni avaient balayé toute option de contrats commerciaux militaires due au fait de l'absence d'inter-opérabilité entre les deux armées.
Sachant que les Algériens privilégient, par tradition, la piste russe, les Français pourraient mettre dans la balance des équipements électroniques annexes dont des radars et des moyens d'interception sophistiqués pour séduire les militaires algériens. La diversification des achats d'équipements algériens, entreprise par la diplomatie militaire de l'ancien chef d'état-major, le général de corps d'armée Mohamed Lamari, avait ouvert des perspectives alléchantes pour les constructeurs de pays comme l'Afrique du Sud, les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Iran, la Tchéquie et même la Turquie. La France qui a l'avantage d'avoir des échanges commerciaux de haut niveau avec les Algériens veulent intégrer le volet militaire tout en sachant que cela prendra un temps considérable pour que les Algériens se fient aux équipements militaires français.
L'équilibre de l'armement régional n'est pas également absent dans ce raisonnement. Le Maroc qui possède des escadrilles de Mirage 2000 de Dassault Industries, est également équipé de F-16 des industries américaines Lockheed Martin, rival du Rafale, cherche à avoir une supériorité aérienne dans le Maghreb. Sur ce plan, les Algériens qui sont dans une logique de modernisation, pourraient inciter les Français à revoir leur collaboration avec le Maroc surtout qu'un groupe de télécommunications français a, dernièrement, financé une opération de rachat de stocks d'armes ukrainiens. La rumeur Rafale est à prendre avec des pincettes surtout qu'elle a été déjà évoquée lors du déjeuner privé qu'a offert Chirac à Bouteflika, au fort Brégançon, dans le Var au lendemain de la commémoration du débarquement de Provence, en août dernier.
L'affaire s'annonce délicate au point que le constructeur français, Serge Dassault, le père du Rafale, avion qui n'a eu aucun contrat à l'étranger depuis son lancement, avait reproché à ses journalistes, en tant que propriétaire du journal « Le Figaro » d'évoquer le contrat avec les Algériens. « J'estime qu'il y a, quelquefois, des informations qui nécessitent beaucoup de précautions », avait-il déclaré.
dimanche 17 avril 2005
Par Mounir B., quotidien-oran.com
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:11

Course à l'armement au Maghreb

Course à l'armement au Maghreb
L'Algérie et le Maroc consacrent d'importants budgets pour leur équipement militaire
Course à l'armement au Maghreb
par Aït-Chaâlal Mouloud , Le Jeune Indépendant, 10 février 2004
En Algérie comme au Maroc, les prochaines années seront consacrées à la course aux armements. C'est ce que prévoit un rapport, publié par la société Forecast International spécialisée en prospective militaire et de défense. Les deux pays consacrent les plus gros budgets d'armement en Afrique aux côtés de la Libye qui s'était livrée à un développement de programme d'armements nucléaires avant d'y renoncer tout récemment.
Cette course est à même de révéler, à l'avenir, l'étendue de l'équilibre de chacun sur le plan géo-stratégique au Maghreb et en Méditerranée. Selon le rapport de Forecast International, une institution privée dont le siège est à Newton dans le Connecticut (Etats-Unis) et qui se présente comme une agence de consulting et de marketing en matière de défense et d'armement, l'Algérie et le Maroc vont poursuivre leurs efforts d'armement pour les quatre prochaines années.
Toutefois, l'Algérie qui s'est lancée dès 1999 dans une longue et fastidieuse opération de modernisation de son armée, déboursera plus que son voisin marocain. Selon le même document, l'Algérie dépensera plus de 2,3 milliards de dollars annuellement à l'horizon 2007 pour ses achats d'équipements militaires.
En 2003, elle aurait dépensé 2,14 milliards de dollars. En comparaison, le Maroc aura à dépenser 1,4 milliard de dollars d'ici à 2007. En 2003, le Maroc a consacré 1,3 milliard de dollars à l'achat d'armements. Pour 2004, la loi de finances a consacré un crédit de fonctionnement pour le ministère de la Défense nationale de près de 202 milliards de dinars, soit 2,8 milliards de dollars.
Le budget du MDN a ainsi dépassé celui de l'éducation nationale avec 186,6 milliards de dinars. L'Algérie, dont l'essentiel de l'armement était issu de l'ex-Union soviétique, s'est vue contrainte après le démembrement de ce pays et la crise financière qui a frappé de plein fouet son industrie militaire, à solliciter d'autres fabricants, des plus connus, comme les Etats-Unis, ou moins connus, comme l'Inde.
Mais ses ambitions n'ont pu voir le jour qu'après la levée du blocus que lui ont imposé de nombreux pays au fort du terrorisme. Il a fallu attendre les quatre dernières années pour voir le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Mohamed Lamari, sillonnant librement les quatre continents dans l'espoir de tisser de nouveaux liens de partenariat militaire avec de nouveaux fournisseurs.
L'euphorie financière que connaît le pays depuis les trois dernières années a favorisé davantage cette perspective. Considérée comme le 7e client des Etats-Unis dans le tiers-monde et le 2e dans le monde arabe, l'Algérie a sollicité également l'Afrique du Sud, l'Inde, la Grande-Bretagne, la France, la Tchécoslovaquie et surtout la Russie.
Signe de cette diversification, l'Algérie a acquis pour près de 700 millions de dollars d'équipements des Etats-Unis, l'an dernier, et pour 500 millions deux ans auparavant, selon la commission de défense du Congrès américain. Mais les plus gros contrats ont été conclus avec la Russie.
Les deux pays sont liés par une série de contrats de livraisons d'armes d'un montant de 2,5 milliards de dollars dans le cadre de l'accord de partenariat stratégique conclu il y a trois ans à Moscou entre les présidents Vladimir Poutine et Abdelaziz Bouteflika.
Ces contrats portaient sur des livraisons d'avions de combat (Sukhoy-24), des systèmes de défense aérienne, des équipements militaires pour l'armée de terre et la marine. Le Maroc, qui a tout le temps les yeux rivés sur les aspirations militaires de son voisin algérien, avait vu, par presse interposée, d'un mauvais ½il l'acquisition par l'armée d'un certain type d'armement qu'il soupçonnait pouvant être dirigé contre lui.
Le Maroc, doté d'une armée régulière mais d'un armement modeste, a davantage renforcé ses dernières années sa coopération militaire avec les Etats-Unis et la France, ses principaux fournisseurs. Le royaume avait également profité de la liquidation d'un stock d'armes ukrainien payé grâce à l'apport d'un groupe de télécommunications français.
Toutefois, le rapprochement de l'Algérie avec l'Otan et la coopération algéro-américaine dans la lutte contre le terrorisme international a fait d'elle, aux yeux de nombreux observateurs, un partenaire de taille des puissances occidentales en Méditerranée.
Les responsables militaires et politiques américains avaient, à plusieurs reprises, soutenu que l'Algérie est un partenaire incontournable pour la stabilité en Méditerranée et la région subsaharienne. Des professions de foi indicatrices du poids militaire de l'Algérie dans la région du Maghreb, voire en Afrique du Nord dans les années à venir.
A.-C. M.
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:10

Coopération militaire avec la France

Le Jour d'Algérie
Coopération militaire avec la France
Les forces aéronavales accueillent Gaïd Salah
Le développement de la coopération militaire bilatérale est au centre de la visite qu'effectue en France, depuis mardi dernier, le chef d'état-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le général major Ahmed Gaïd Salah, entreprise à l'invitation du général Bentegeat.
Jeudi dernier, il s'est rendu à Toulon, dans le sud de la France, où il a visité divers équipements d'infanterie mécanisée, d'artillerie, ainsi que les moyens des forces navales et aéronavales.
Le général major Ahmed Gaïd Salah a entamé cette troisième journée de sa visite en France au camp de Canjuers, un site de tirs d'essai de différents équipements militaires et un pôle de formation des équipages de la fonction blindée. Le chef d'état-major de l'ANP a, par ailleurs, été accueilli par le vice-amiral d'escadre Philippe Sautter, commandant la Force d'action navale (FAN), qui dirige l'ensemble des forces navales de surface françaises. Sur les quais de la FAN, il a été accueilli avec les honneurs militaires à bord de la frégate Le Courbet.
Le général major a visité l'ensemble des moyens de bord de cette frégate qualifiée de «sous-marin de surface».
Il a clôturé sa visite dans cette région en se rendant à la Base aéronavale (BAN) d'Hyères, située à une vingtaine de kilomètres de Toulon. Accueilli sur cette base par son commandant, le capitaine de vaisseau Baushnene Laurent ; divers types d'appareils lui ont été présentés.
Le chef d'état-major de l'ANP avait entamé sa visite en France par des entretiens avec la ministre française de la Défense, Mme Michèle Alliot-Marie, et avec le chef d'état-major des armées françaises, le général Henri Bentegeat. Le général major Gaïd Salah avait aussi, mercredi dernier, à Paris, visité des installations militaires et Giat Industries.
S. M.
09.2006
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:09

ARMEMENT LA FRANCE APPROVISIONNE L'ALGERIE

ARMEMENT LA FRANCE APPROVISIONNE L'ALGERIE
L'Algérie s'est équipée en armement militaire auprès de la France pour un montant de 12,5 millions d'euros
depuis le début de cette année, rapporte le Jeune Indépendant qui cite le journal arabophone londonien Achark Al-Awsat.
Une transaction qui laisse apparaître la disparition des réticences cultivées par la France à l'égard des demandes de l'Algérie pour son approvisionnement en armes auprès de ce pays, après le retour de la paix et du calme, avait commenté Achark Al-Awsat.
D'après le quotidien algérien, les équipements acquis par Alger sont utilisés dans des opérations techniques et logistiques et comprennent notamment des appareils électroniques de vision et du matériel de télécommunications.
Les Français seraient en discussions avec les Algériens à propos de ce dossier, au moins depuis la visite d'Etat de Chirac en Algérie en 2002, durant laquelle étaient déposés les premiers jalons d'une «coopération longue et durable dans divers domaines», poursuit le Jeune Indépendant.

Aujourd'hui le Maroc, Le 26-12-2005

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:07

Algérie-Chine : coopération militaire renforcée ?

Algérie-Chine : coopération militaire renforcée ?
Algérie-Chine : coopération militaire renforcée ?
Un haut officier chinois a affirmé que la Chine et l'Algérie vont poursuivre l'extension des échanges et de la coopération militaire, à l'occasion de la visite à Pékin du Chef de l'état-major de l'ANP, le général major Gaïd Ahmed Salah.
Le vice-président du comité militaire central chinois, Tcho Tsaï Ho, a insisté devant le général major Ahmed Gaïd Salah que la chine et l'Algérie « vont ½uvrer ensemble pour propulser les relations militaires entre eux ». Le responsable militaire chinois, qui s'est entretenu à huis clos avec le chef d'état-major de l'ANP, en visite à Pékin depuis le 13 août, a qualifié les futurs relations militaires entre les deux pays de stratégiques.
M. Ho a donné à la visite du responsable algérien une dimension politique et historique, en affirmant que « la Chine apprécie bien la position de l'Algérie en faveur du principe « d'une seule Chine ». La position officielle de l'Algérie s'étant rallié à la position de la chine populaire concernant les relations entre cette dernière et l'île de Taiwan (une seule Chine). « Nous apprécions également les positions de l'Algérie, qui soutient la Chine à propos des questions internationales », dit l'officiel chinois. Le général major Gaïd Salah a rencontré le membre du comité militaire centrale de la République de la Chine populaire et chef de l'état-major général de l'Armée populaire de libération de Chine (APL), le général Liang Guanglie.
La visite du chef de l'état-major, dont l'agenda est orientée vers la diversification des relations de l'ANP, a été précédée par celle effectuée par le même responsable militaire aux Etats-Unis, une visite qualifiée d'importante dans laquelle on a examiné le programme d'une formation au profit d'officiers algériens dans des écoles militaires américaines, l'accompagnement du plan de professionnalisation de l'armée algérienne, la réhabilitation des forces armées algériennes et le partenariat avec l'Algérie dans le cadre de l'OTAN.
Synthèse de Rayane, algerie-dz.com
D'après El Khabar
mercredi 16 août 2006
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:06

Algérie: Le Soummam a été construit en Chine

Algérie: Le Soummam a été construit en Chine
LA TRIBUNE(Algiers)
Lors de sa première sortie après une longue absence, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé au siège du commandement des forces navales à l'Amirauté d'Alger, au baptême du premier navire-école, le «Soummam» qui a accosté au port d'Alger le 16 août dernier.
En compagnie du ministre délégué auprès du ministère de la Défense, M. Abdelmalek Guenaizia, du chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée Gaïd Salah, ainsi que du commandant des forces navales, le général Malek Nassib, le chef de l'Etat a inspecté, après une longue entrevue avec les responsables, cette première acquisition des forces navales. Construit en Chine, le «Soummam» est long de 131,19 m, large de 16,4 m et atteint une hauteur de 31 m.
Il dispose d'un tirant d'eau de 5,4 m, d'une autonomie de 30 jours et atteint une vitesse de croisière de 17 noeuds et une vitesse maximale de 22 noeuds, permettant de franchir une distance maximale de 10 000 miles marins (20 000 km en une seule é tape).
Avec ce bateau-école, la marine nationale dispose désormais d'un moyen adéquat pour la formation d'une centaine d'élèves officiers et sous-officiers par session, a déclaré à la presse, le lieutenant-colonel Slimani Bayri, chef de la cellule de communication du Commandement des forces navales, lors de la cérémonie organisée à cet effet. La visite d'hier du chef de l'Etat, la première depuis sa nomination à la tête du pays, s'inscrit dans le cadre d'un suivi de ses orientations pour la spécialisation de tous les corps de l'armée nationale.
Notons que l'ANP a commencé depuis peu à renouveler son armement. Elle a déjà fait une commande, entre autres, de sous-marins à la Russie. Rappelons que le président Bouteflika avait appelé à plusieurs reprises au «retour de l'ANP à ses missions et attributions dictées par la loi».
Dans cette perspective, la professionnalisation et le rajeunissement de l'ANP sont à l'ordre du jour, d'autant plus qu'elle intensifie depuis quelques anné es ses relations de coopération avec l'OTAN et les armées de pays américains et européens.
Publié sur le web le 5 Septembre 2006
Hasna Yacoub
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# Posté le vendredi 15 décembre 2006 15:05